Collections

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Blade runner // collection

more human than human

La collection Blade Runner synthétise des tracés d’enchevêtrements d’acrylique dont les formes rectangulaires renvoient plus à une création humaine de synthèse qu’une création d’origine biologique.

Toutefois, les enchevêtrements semblent en symbiose les uns avec les autres et s’ordonnent en toute logique afin que le corps prenne vit. On peut y voir ici comme une répétition de cellules synaptiques et/ou de circuits imprimés constituant ainsi le tissu bio-synthétique de la toile.

Enfin, la cohérence structurelle organique en similitude avec les humains, est obtenue en laissant volontairement certains enchevêtrements opposés se rejoindre formant ainsi une sorte de colonne vertébrale et de cage thoracique offrant une double lecture à la toile. Les saturations de bleus sont le résultat de l’acide projeté sur le laiton utilisé ici comme cosmétique qu’un androïde utiliserait pour se donner un aspect plus humain.

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ALIEN // COllection

Building better worlds

La collection Alien est une déclinaison de toiles inspirées par la saga complète des films Alien. Les caractéristiques déterminantes de cette collection découlent principalement des créatures du film réalisé par James Cameron en 1986.

Les toiles sont architecturées en exosquelette organique : une base de texture alliant élégance et polymorphie le tout organisé comme un réseau de fibres épidermiques relatif à une forme de vie multicellulaire.

Les aplats d’hydrocarbonate lumineux, produits par oxydation saturée et sélective du laiton, détachent cette structure, accentue son relief et son mouvement créant par la même occasion un effet de contraste élevé entre le noir de l’acrylique et les bleus évoquant le zéro absolu de l’espace.

Newt

What a lovely day

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Mad Max // collection

le bruit et la fureur

Une vision brute, industrielle, universelle et indissociée caractérise cette série de toiles dystopiques.

L’utilisation du fer s’est imposé en majeure partie des toiles. L’aspect colorimétrique de la rouille, naturellement orangée, évoque la représentation d’un monde aux chaleurs extrêmes dont les cités de pipeline et d’acier sont marquées par les vicissitudes du temps et l’abandon des hommes.

Quand au cuivre et laiton, ils sont utilisés ici comme références à l’expression d’un monde autrefois organique et aussi seule référence à la nature de mère nourricière unique trace donc de figure féminine.

Au niveau des textures, elles sont travaillées à la fois pour obtenir une sensation visuelle de tâche d’huile de moteur, en clin d’oeil direct à la saga, mais également en scarification mécanique où les machines motorisées ont une prépondérance significative du « pouvoir » ainsi que du contrôle illusoire des hommes sur leur environnement.

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akira // collection

good for health, bad for education

L’une des expériences les plus marquantes de la jeunesse de l’artiste est sans nulle doute ça rencontre avec l’univers d’anticipation de Katsuhiro Otomo au travers de son oeuvre de science-fiction Akira.

Jean-Baptiste Nox en retire une expérience unique qu’il synthétise dans une collection au puissant sepctre de couleurs, aux textures mutantes et à une dualité création/destruction ominiprésente d’origine psychokinétique.

Cette collection nécessite cuivre, fluorescéine, laiton, chlorure de méthylrosaniline et divers corps solide pour sa création. Elle confronte le spectateur à un réalisme émotionnel pur et immersif en balayant toute proposition sentimentale comme dans l’oeuvre dystopique originelle. Pourtant, à l’instar de cette dernière, elle laisse au spectateur la possibilité d’un cycle de destruction et reconstruction émotionnelle.

Shikishima

Section 9

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ghost in the shell // collection

public security

La collection Ghost in the shell incorpore définitivement dans l’ADN du travail de Jean-Baptiste Nox une approche futuriste ainsi qu’une vision cyberpunk novatrice dans l’univers de l’art abstrait.

Le glitch, anomalie numérique ou analogique est la propriété commune entre toutes ces oeuvres qui constituent en réalité des artéfacts, c’est à dire des phénomènes créés de toutes pièces par des conditions expérimentales. In fine, cela renforce leur aspect parasite en proposant une redéfinition esthétisante et artistique du bug.

Afin de concrétiser une donnée numérique et dans ce sens, mêler intimement virtuel et matière, Jean-Baptiste Nox laisse une place plus importante aux techniques de l’art informel de manière à s’approcher le plus possible de son sujet. Ainsi, il code au préalable une architecture d’acrylique pour ensuite intégrer une colorimétrie RGB aléatoire de glissement qui provoquera la défaillance visuelle et matérialisera ainsi l’apparition du glitch. L’illusion est complétée par la superposition des feuilles d’or qui jouent et reflètent la lumière en scintillant comme l’on pourrait l’éprouver lors d’un contact visuel avec un écran.